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Haïku
Fleurs de cerisier –
dans le chant des cigales
un goût de fruits mûrs
Pluies d’avril –
Entends-tu battre
le cœur des pierres ?
Les fleurs de forsythia
aspirent le bleu du ciel –
brise matinale
Fontaine –
pendues aux gueules de bronze
stalactites
Revue Gong (extraits) :
Au jardin d’hiver,
les coups de bec des pigeons
sur la verrière
Au pied du phare
les vaches broutent à grand bruit –
odeur d’ajoncs
Bruyères fleuries –
parmi les coquilles d’huitres
deux ou trois lézards
La crinière aux sabots,
hennissement d’un cheval
dans la poussière
Coup de vent ! nos traces
sur la neige du nouvel An
anonymes…
Au premier matin,
un hibou désabusé
en oublie le jour
Dans l’œil du loup
quand elle revient chaque mois,
la pleine lune
zoo –
dans les yeux ocres du lion
la savane
La crinière aux sabots,
hennissement d’un cheval
dans la poussière
Sur des gravats
où on festoyait jadis,
roses trémières
Entre deux marées,
la fillette sur le sable
joue à la marelle
Premières fleurs –
en quatre bonds un lièvre
fend le jardin
A la traîne
des ailes d’un albatros,
l’océan
Plages du débarquement –
blanchis face à la mer
des os de seiche
Ruines bizantines –
jusqu’au soleil s’élève
le chant des cigales
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Tanka
Seuls devant la mer
dans le silence du soir
silencieux nous sommes –
les empreintes de tes pieds
sur le sable en disent long
Après la mort
de son mari me dit-elle
lui à peine en cendres –
elle eut à sa fenêtre
la visite d’un corbeau
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